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Le 29ème Prix Goncourt des Lycéens est décerné à Gaël Faye pour Petit pays
Le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et la Fnac, organisateurs du Prix Goncourt des Lycéens, ont réuni ce jeudi 17 novembre à Rennes, berceau du Prix, les 13 lycéens délégués nationaux pour les délibérations finales à huis-clos.

Au terme de deux mois de lecture des 14 livres en lice pour le Prix Goncourt des Lycéens, et après de nombreux débats et rencontres avec les auteurs courant octobre, les lycéens ont choisi de décerner le 29ème Prix Goncourt des Lycéens à Gaël Faye pour son roman Petit Pays aux éditions Grasset.

Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et Alexandre Bompard, Président-Directeur général de la Fnac, félicitent chaleureusement le lauréat et remercient les lycéens qui se sont engagés dans la lecture de ces ouvrages et dans les délibérations qui permettent aujourd'hui de décerner le prix.

Créé en 1986 à l’initiative du ministère et de la Fnac avec l’accord de l’Académie Goncourt, ce prix donne l’opportunité à près de 2 000 élèves de 15 à 18 ans de lire et étudier 14 ouvrages. Ce jury issu d’une cinquantaine de classes de lycée (seconde, première, terminale ou BTS, généralistes, scientifiques ou techniques) a eu deux mois pour lire chacun des romans. Des rencontres avec les auteurs ont également été organisées tout au long de cette période.

En 2015, le 28ème Prix Goncourt des Lycéens a été attribué à Delphine de Vigan pour son roman « D’après une histoire vraie ». Il s’est vendu à 450 000 exemplaires (depuis parution).

Petit pays, de Gaël Faye (Editions Grasset)
Gaby, 10 ans, vit au Burundi avec son père, entrepreneur français, sa mère, rwandaise, exilée, et sa jeune sœur Ana. Il habite un agréable quartier d’expatriés, fait les quatre cents coups avec ses copains, goûte une enfance heureuse et privilégiée. Jusqu’au moment où il voit ses parents se déchirer et les tensions croître entre hutus et tutsis. Au milieu de ce chaos, il trouve refuge dans la lecture. Il se bâtit un monde à part, une forteresse de livres, pour échapper aux atrocités qui l’entourent. Le génocide rwandais est au cœur du roman mais il n’en est pas le sujet principal. Nourri d’un drame que l’auteur connaît bien, c’est avant tout un livre magnifique, parcouru d’ombres et de lumière, sur la fin des illusions de l’enfance et sur le passage à l’âge adulte.

Publié le 17 novembre 2016
SQ 250-300