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NVIDIA GeForce 7800 GTX

Et c’est reparti… L’industrie du graphisme est une partie d’échecs sans fin où les deux joueurs ont l’avantage à tour de rôle indéfiniment. C’est au tour de NVIDIA d’être le vainqueur jusque à la prochaine partie avec son nouveau processeur graphique qui repousse comme de coutume les limites de la technologie.


Le point de vue de Jon Peddie, l’analyste le plus réputé de l’industrie graphique.

Il est difficile de se faire à l’idée qu’il s’est écoulé un an depuis que NVIDIA a lancé la GeForce 6800 Ultra. Ce fut un printemps fleuri comme d’habitude et également la reconquête d’une certaine suprématie par NVIDIA qui avait eu un peu de mal face à l’éternel rival dans l’année écoulée. Evidement, ATI ne tarda pas à lui ravir la couronne en sortant à son tour la gamme de cartes graphiques X800. Même si les cartes à base de processeur R420 n’était pas aussi innovantes que les 6800 Ultra, les performances pures étaient bien là. On avait donc une espèce de statut quo entre les deux protagonistes avec peut être toujours un léger avantage technologique pour NVIDIA avec DirectX 9.0c.

Après quelques lancements sur le papier, les utilisateurs se sont lassés d’entendre chaque division marketing seriner qu’ils étaient les meilleurs et qu’ils allaient écraser leur concurrent avec la prochaine carte. Ce n’est qu’avec l’arrivée des versions PCI Express que la course à la vitesse a commencé à redevenir intéressante. Avec le lancement du SLI, NVIDIA a atteint le but recherché, c’est à dire asséner un grand coup à son concurrent. Si deux têtes valent mieux qu’une, alors la même chose doit être vraie pour les cartes graphiques. Après un long été d’attente, novembre s’est révélé être un source de réjouissance au milieu d’un hiver sombre. Deux cartes en parallèle et souvenirs de la Voodoo 2 nous voilà ! Avec son système de fonctionnement à deux cartes, NVIDIA a vendu une tonne de chipsets aux passionnés désireux d’upgrader le modèle existant avec quelque chose de neuf. Cela a permis aussi aux bidouilleurs de changer leur carte mère et de se payer une carte graphique avec l’espoir d’en acheter une seconde quand ils en auraient de nouveau les moyens. Pour ceux pour qui l’argent n’est pas un problème, cela signifiait qu’ils pouvaient aller rendre visite à leur assembleur favori et commander le PC de la mort qui tue et qui à coup sûr écrase dans les benchs celui du voisin. Evidemment, on peut toujours discuter de l’intérêt de cette technologie. D’une part pour le haut de gamme en SLI, c’est investir une fortune en sachant que sous six mois apparaîtra une carte single plus puissante que les deux précédentes. Et d’autre part, celui qui attend pour acheter une seconde carte a de forte chances de s’apercevoir au moment de l’achat qu’une seule de nouvelle génération serait plus rentable. Sans compter qu’on aime mieux en avoir une de nouvelle génération que deux anciennes, non ? Enfin, nous avons déjà débattus de cela et chacun peut faire son choix en connaissance de cause.

Toujours est-il qu’NVIDIA avait le leadership dans l’absolu avec la solution SLI effectivement la plus performante possible sur PC. En revanche du coté solo, ATI était revenu à niveau voir plus avec les X850 et leurs déclinaisons jusqu’à la X850XT PE. On peut se demander combien il faudra de suffixes à terme pour toujours proposer une carte qui sera un poil au dessus en performances. C’est un peu puéril finalement. Toujours est-il qu’aujourd’hui avec la sortie de la GeForce 7800 GTX NVIDIA compte bien remettre les pendules à leur en carte seule et forcément en SLI.

NV ou pas NV? G70 est la question

Certains avaient pensé que cette puce serait la NV47. J’ai même entendu un journaliste l’appeler par dérision la NV470, vu l’arrivée de la R520 d’ATI. NVIDIA m’a dit que le projet NV47 avait été abandonné. Le fin mot de l’histoire, c’est que les ingénieurs de NVIDIA ont été capables de mettre au point une puce plus évoluée et ont par conséquent décidé de faire l’impasse sur la NV47. Selon Nick Stam, Le directeur du marketing technique de NVIDIA, le GPU 7800 GTX est d’une conception « entièrement différente ». Dans quelle mesure, là est toute la question. Pour les fonctions et les possibilités, le processeur G70 n’est pas radicalement différent puisqu’on est toujours sur du DirectX9c avec des améliorations mineures. Comme nous le verrons, il y a aussi des astuces de programmation 3D pas directement liées au matériel. Pour l’essentiel se serait donc une architecture entièrement nouvelle qui justifierait l’appellation G.

Les chiffres parlent clairement d’eux-mêmes. La 7800 GTX en SLI est le must pour tout joueur passionné qui se respecte. Et comme d’habitude pour disposer de cette manne, il faudra débourser beaucoup de sous, plus de 1000 euros. D’ailleurs à ce propos, il faut tout de même se rendre compte que pour l’intégralité des jeux existants à ce jour, le SLI en 7800 GTX ne se justifie que pour des résolution de 1600x1200 ou au-delà.

Mais déjà en tant que carte unique, la carte est impressionnante. En tous les cas, il vaut mieux une GeForce 7800 GTX que deux 6XXXX qu’elles soient ce qui nous ramène à notre débat sur le SLI et vous énerve peut être si vous avez déjà une 6800 Ultra pour passer au SLI.

Dépenser 550 euros représente un gros investissement pour une seule GeForce 7800 GTX qui ne se justifie pas vraiment rationnellement aujourd’hui, comme toujours d’ailleurs et comme c’était déjà le cas pour la 6800 Ultra. Mais si vous êtes un vrai passionné et que jusqu’à la prochaine carte plus rapide, il est impossible pour vous de ne pas afficher tous les jeux sortis ou à sortir au maximum de détails avec tous les anti-alising activés, alors…

Il est vrai aussi que les améliorations de la GeForce 7800 GTX ne se voient pas immédiatement. Pas de nouvel effet spectaculaire, juste un pas de plus vers le cinéma en temps réel. Il faudra désormais ce faire à l’idée que c’est ainsi que les choses évoluent. Des architectures améliorées, une meilleure gestion de la programmation des jeux pour disposer au bout de performances toujours plus impressionnantes qui permettent d’améliorer au global l’immersion dans le jeu vidéo. C’est pourquoi il est aussi plus difficile de transmettre l’enthousiasme, une nouvelle architecture ce n’est à priori pas très excitant. Pourtant, les pas franchis n’en sont pas moins importants pour autant. Et cela nous ramène peut être à l’essentiel : les jeux. Il suffit de regarder les premières démos de Unreal 3 pour se convaincre de l’intérêt d’une GeForce 7800 GTX et à n’en pas douter du R520 prochainement.

Pour lire l'article de Darren E. Polkowski (de Tom's Hardware Guide) dans son intégralité, cliquez ICI
Publié le 23 juin 2005
SQ 250-300