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Star Wars : Empire at Wars

Réalisé par des anciens de chez Westwood (C&C !), ce RTS dont l’action se déroule quelques années avant l’épisode IV nous permettra de jouer sur deux plans, dans l’espace et à la surface des planètes. Néanmoins, ce nouveau jeu darkvadorien devrait rester classique dans sa forme avec un arbre technologique, des infrastructures et des possibilités tactiques assez limitées. Les fans de la série seront heureux de retrouver tous leurs héros, et les autres découvriront qu’il s’adresse plutôt au grand public qu’à l’amateur averti du genre. N’empêche, bien que ne disposant que d’une beta, je suis resté sous le charme de nombreuses heures…

Pourquoi moi ?
Evidemment, c’est facile… Sous prétexte que j’ai partagé le bureau de Stéphane K. (le redac. chef de THG…) pendant de nombreuses années, je suis considéré comme un expert en Chewbacca. Il est vrai que le système pileux et surtout le rugissement du Stéphane en bouclage ressemble à s’y méprendre à celui de Chewby lorsqu’il dit bonjour, mais le prétexte est un peu facile ! En fait, il n’y a pas eu beaucoup de volontaires car on a tellement pris l’habitude d’être déçus par les licences Star Wars qu’on se demande si celle-ci va échapper à la règle… Bon, on va avancer un peu dans la présentation du jeu avant de se prononcer… L’originalité de cet Empire at War, c’est qu’il se joue sur deux plans. On commence par un petit combat dans l’espace et quand la voie est libre, on débarque des troupes sur la planète pour la conquérir. Mais avant tout cela, il faut disposer d’une armée digne de ce nom, ce qui n’est pas le cas au début de la campagne. Que vous choisissiez l’Empire ou les Rebelles, la première chose à faire c’est de construire des infrastructures pour produire ensuite des vaisseaux, des stations spatiales de défense et des unités terrestres. L’arbre technologique qui n’est pas très compliqué est consultable à l’écran à tout moment en cours de jeu et cela est très pratique. Bon, alors, on renforce les défenses, on construit des casernes ou on développe les mines pour accroître les revenus financiers ? Bien sûr, c’est un savant mélange des trois qu’il faudra faire en tenant compte des spécificités de chaque planète. Certaines ont d’ailleurs un nom qui nous rappelle des choses, Tatooine, Naboo Kodonosor, Mon Calamari, Jabiim Monjin… ça vous parle n’est-ce pas (attention il y a un piège) ?






Deux jeux pour le prix d’un
Une fois que vous avez quelques vaisseaux et un assortiment de troupes prêts à l’emploi, direction une planète ennemie. On peut attaquer n’importe quelle planète mais des instructions nous sont quand même données car le jeu est scripté, ce qui nous permet de bénéficier de scènes cinématiques et de progresser vers le but ultime, vaincre le camp Rebelle pour le joueur impérial que j’incarne. Evitons de faire détruire les transports de troupes et attaquons avec nos seuls vaisseaux de combat. Bien que cette phase ne se déroule qu’en 2D, elle est très animée mais pas très jouable au début de la campagne. Ensuite, avec de grosses flottes, il faudra déployer les brouilleurs, tracter les vaisseaux ennemis (comme celui dans lequel se trouve la princesse Leïa), se cacher dans une nébuleuse etc. mais dans la plupart des cas, on assiste plutôt au combat que l’on en est réellement acteur. Oh la belle bleue, la jolie verte, le beau laser rouge… pas à dire, ça tire dans tous les sens. Coté tactique, il faut avoir un bon assortiment de tous les types de vaisseaux pour s’en sortir, chaque modèle contrant un modèle ennemi. Bon, on est loin de Command and Conquer…



Les combats terrestres permettent de se casser un peu plus le chignon bien que le principe reste le même. Chaque zone de débarquement sécurisée permet de débarquer un peu plus de troupes à condition de détruire les tourelles de tirs ou de réparation afin de les récupérer à son compte. On peut alors décider de construire sur l’emplacement un canon anti-véhicules ou anti-fantassins ou un régénérateur de santé pour l’infanterie ou les véhicules, voire tous les modèles les uns à la suite des autres... C’est bien pratique pour prolonger la vie des unités et protéger une zone ensuite. A part ça, on doit détruire tout ce qui bouge avant de s’attaquer aux installations statiques. Bien sûr, plus on avance dans le jeu et plus on contrôle d’unités performantes et parfois amusantes à manipuler comme l’énorme quadrupède que le colonel Veers met au point pour l’empire et dont on peut extraire des Storm Troopers. Les graphismes et les animations sont convaincants et on peut à tout moment, en combat spatial ou terrestre, basculer en 3D et regarder l’action comme au cinéma.



Vive l’Empereur !
Bon, vous aurez compris qu’à priori ce n’est pas Empire at War qui va révolutionner l’histoire du RTS à moins de changements majeurs entre cette bêta et la version finale. Néanmoins, grâce à un univers qui nous tient à cœur, on est pris par les campagnes et leurs scénarii qui mettent en scène tous nos héros. Car ils sont tous là et certains apparaissent même dans les cinématiques qui relient les missions comme Han Solo que l’on voit en train de poser des explosifs devant une prison ou l’Empereur qui n’hésite pas à mettre la main à la pâte pour montrer qu’il est toujours le patron. Les héros ont des capacités propres qu’il n’est pas toujours facile d’utiliser en cours de bagarre mais qui sont souvent utiles et impressionnantes. Je vous laisse le plaisir de les découvrir à votre tour… Je ne suis pas sûr que le même principe de jeu sans l’univers de la Guerre des Etoiles m’aurait intéressé mais là c’est réussi. Dommage que les phases de construction et certaines batailles interstellaires soient un peu trop longues (malgré la possibilité d’accélérer le temps) car on a envie d’avancer dans le jeu pour savoir ce qui se passe. Ainsi, je jouerai jusqu’à ce que découvre qui a trahi l’Empereur ! Le contrôle de l'Etoile Noire est tout simplement jouissif !



Ce que j’ai le plus apprécié, c’est ce côté scripté mais qui laisse tout de même une certaine liberté comme la possibilité d’attaquer une autre planète que celle qui est désignée si l’on pense y gagner un avantage stratégique. J’ai également aimé la possibilité de résoudre automatiquement les combats lorsqu’on le souhaite. Il n’y a aucun intérêt à parcourir une carte dans tous les sens pendant des heures avec dix fois plus de troupes que son adversaire… Donc, à ce stade de développement on dispose d’un jeu plutôt grand public mais à l’univers envoûtant. Ce serait bien que la version finale offre un peu plus de possibilités stratégiques mais surtout tactiques pour les amateurs avertis du genre. Que la farce soit avec les escargots !



Laurent Guerder

Publié le 17 février 2006
SQ 250-300
Les commentaires

Bonjour Laurent Guerder,

Je n'ai rien à ajuter sur l'article, mais nous sommes probablement un peu cousins. Est-ce que la généalogie vous intéresse un peu ?

Amicalement,

Jean-Philippe Guerder

Par guerder le 20/03/2006 à 11:45