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Arthur et les Minimoys sur PS2

Arthur et les Minimoys connaît actuellement un succès fou au cinéma, et une adaptation vidéo ludique a été mise sur les rails en même temps que le film, les deux équipes partageant les même locaux! Développé par les studios Étranges Libellules (Astérix et Obélix XXL) et édité par l’éditeur français Atari, l’équipe s’est donc attelée à ce qui constitue à ce jour, l’une des meilleures surprises de cette fin d’année. Pénétrez dans le monde magique d’Arthur, un monde ou tout est permis même les rêves les plus fous…

Based on a True Story... Non je plaisante!

Du haut de ses dix ans, Arthur est bien décidé à suivre les indices laissés par son grand-père pour passer dans le monde fabuleux des Minimoys, et découvrir les Sept Terres qui constituent leur royaume. Mais pour rejoindre ces territoires, il n’y a guère qu’une solution : rétrécir, et devenir lui-même un Minimoy…

Un jeu pas si Mini que ça.

L’adaptation tout d’abord met le joueur dans la peau de plusieurs personnages qui ne seront pas inconnus aux fans de la série littéraire, et dernièrement du film, cela va de soi. C’est ainsi, que le joueur dirige tour à tour le personnage d’Arthur notre héros, Sélénia belle et sauvage à la fois, et le si mignon petit Minimoy joufflu, Betamèche.

Le joueur peut changer de personnage à tout moment. Les spécificités de chaque protagoniste devront être utilisées précisément pour passer tel ou tel niveau, et ainsi ouvrir la voie à ses compagnons. Arthur est sans doute le personnage le plus doué pour les phases de plateformes. Sélénia quand à elle excelle dans les phases d’actions rapprochées, et Bétamèche pour les phases d’actions à distance.

La particularité de cette adaptation, c’est de se trouver là où ne nous l’attendions pas forcément. Au début nous pensions nous retrouver face à une adaptation bête et méchante du film, avec des phases de plateformes pures et dures. Oui, ceci est évidemment présent, mais le coté aventure est côtoyé de très près par la réflexion, des énigmes faisant appel à une certaine logique feront ainsi leur apparition assez souvent pour passer au niveau suivant, insistant sur la complémentarité de chacun de nos petits protagonistes.

Au niveau de la mise en scène du jeu, celle-ci brille de par son efficacité, collant parfaitement à ce que nous pouvons voir actuellement dans les salles obscures en terme d’approche visuelle, tout en s’en démarquant assez souvent dans son développement, et ses mécanismes de jeu, pour avoir ainsi l’impression de jouer à une adaptation « intelligente », et non contemplative comme c’est trop souvent le cas. Concernant les phases d’actions, celles-ci se déroulent sans anicroches, et la caméra manuelle aide à avoir une visibilité accrue.
Nous regrettons cependant que les affrontements soient parfois confus, et certains regretteront le fait que les ennemis affrontés ne soient pas destructibles…Au moins, ça change des litres d’hémoglobines à foison, et concorde parfaitement avec l’univers pétillant des Minimoys.

L’ennui se fait aussi discret qu’un papillon dans le monde des Minimoys

Certains passages, de par leur répétitivité, auraient facilement pus décourager le joueur. Les développeurs ont cependant rempli l’objectif de garder le joueur constamment aux aguets, en relançant régulièrement l’intrigue, en ajoutant une touche de suspens là ou on ne l’attendait pas forcément, comme un « vilain méchant Tchernobylisé » à battre, ou tout simplement par les cinématiques temps réel du jeu.

Mais si l’ennui venait vraiment à être un obstacle pour poursuivre l’aventure trépidante d’Arthur, le joueur peut facilement sauter un chapitre voir plusieurs pour passer au suivant façon DVD, évidemment, comme diraient nos petites têtes blondes « c’est pas du Zeu! ». Et bien oui ce n’est pas faux, mais certains sont plus patients et « bons » joueurs que d’autres, ce qui permet ainsi de ne pas rebuter ce public vite lassé. Le jeu permet également de prendre en main quelques véhicules très spéciaux comme des moustiques, ou des jouets, faisant irrémédiablement penser aux jeux arcades. Sympathiques, et ayant le mérite de parfois relancer l’intérêt, ces phases là s’avèrent pourtant beaucoup trop rares, et donc anecdotiques la plupart du temps.

Nous parlions tout à l’heure de l’intégration d’énigmes ; évidemment le public visé pour cette adaptation est assez jeune, ne pensez donc pas vous retrouver face à des énigmes de type Myst, vous savez, celles sur lesquelles beaucoup ont terminés de manière précoce chauves… Non, ici il faut faire appel à de la logique pure et dure, mais de la logique cependant enfantine, le plus généralement le déplacement de bloc pour atteindre un passage en hauteur, et quelques petites variantes parfois bien corsées font leur apparition, mais trop rarement, pas de quoi nous faire buter outre mesure « nous » les adultes, mais les enfants eux se régaleront c’est une évidence, et ici le plus important c’est bien ça.

Arthur pour les Pitimoys et Grandmoys

Si le public visé est assez jeune, Arthur et les Minimoys fera également accrocher les plus grands, qui trouveront ici une adaptation intelligente du succès cinématographique du moment. Phases de plateformes réussies, complémentarité des personnages intéressante, univers magique et chatoyant, ainsi qu’une durée de vie honnête d’approximativement une bonne dizaine d’heures, assurent au jeu le statut de très bonne surprise de cette fin d’année, et c’est à 100% français, aussi bien du coté développement qu’édition ! Si c’sest pas beau ça, comme quoi la France a bien des talents dans ce domaine, la preuve ici, dans un des meilleurs titres de la fin d’année 2006 !
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Publié le 2 janvier 2007
SQ 250-300